les nouveaux bijoutiers

Les mutations de la planète joaillière (2e partie)

bulgari
En 25 ans, voire un peu plus, le monde de la joaillerie, et tout particulièrement celui de la haute joaillerie, a subi une complète révolution. Nous avons identifié environ 30 bouleversements - certains majeurs et d'autres mineurs - et nous ne prétendons pas être exhaustifs... Voici quelques-unes de ces mutations.

Cette étude sur les mutations de la planète joaillières a fait l’objet d’une conférence présentée aux visiteurs du Salon International de la Bijouterie de Hong Kong, en mars dernier. Depuis, d’autres tendances sont apparues ou se sont accentuées. Nous vous présentons dans cette édition quelques-unes d’entre elles. 

TALK TO ME HARRY WINSTON… GRAFF, LEVIEV
Si la Place Vendôme a un peu perdu son rôle de pourvoyeur de gros caratage, on a vu l’apparition de deux nouveaux joueurs (big players) dans le pré carré très sélectif : Lev Leviev et Laurens Graff. Lev Leviev a réussi le tour de force de mettre à mal en tant que diamantaire le monopole de la De Beers. Aujourd’hui, Lev Leviev piétine sur les plates-bandes de Monsieur Harry Winston en ouvrant une boutique à son nom sur Madison Avenue et s’offre le malin plaisir de mettre dans ses vitrines un ou deux diamants rouges (les plus rares au monde) et un diamant vert d’une belle grosseur. Quelle insolence ! Laurens Graff a, lui aussi, bien mené sa barque et s’est spécialisé dans les bouchons de carafe. Il est aussi devenu le spécialiste incontesté des diamants jaunes (Fancy Intense Yellow). Si la regrettée Marilyn était encore des nôtres, elle pourrait chanter dans le film Comment épouser un millionnaire : « Talk to me Harry, Lev et Laurens tell me all about diamonds car ils sont toujours les girl best friends ». 

DE 4000 À 4 MILLIONS DE CLIENTS
En discutant en 1980 avec un ancien président de Bulgari Paris (un Argentin nommé Juan-Carlos Bensao au look de joueur de polo), ce dernier me confiait qu’il n’existait dans le monde que 4000 personnes capables d’acheter pour un million de Francs 150000 euros) une parure sans avoir à consulter leur compte en banque. Aujourd’hui, les pays émergents, et en particulier la Chine, produisent des dizaines de millionnaires chaque année. On a connu la période du boom du pétrole avec l’émergence d’une clientèle des pays du Golfe qui achetait tout. Plus c’était cher, mieux c’était. Après la crise pétrolière, les Russes ont pris le relais. Certains grands oligarques sont en prison et comme la nature est bien faite, les Chinois deviennent les principaux clients des très grands du luxe. Et dixit des sinophiles émérites, ce qui compte pour un milliardaire en Yuan (RM3), c’est le prix. Rien n’est trop cher pour impressionner ses semblables, pourvu que cela dure. Avec l’Inde, le Brésil, et d’autres pays du Sud-Est asiatique, les grandes marques de joaillerie peuvent compter sur des milliers de clients. Pas étonnant qu’elles ouvrent massivement des boutiques à Hong Kong et dans les grandes mégalopoles chinoises.

À VOS MARQUES, PRÊT, PORTER!
Sans une marque prestigieuse, le salut est plus aléatoire. De grands groupes cherchent à imposer leurs marques car ils ont réalisé que les marges ne se faisaient plus au niveau de la production (perles, pierres, métaux précieux) ni de la fabrication (tous les grands fabricants français de bijoux et joaillerie disparaissent faute à la délocalisation) mais bien au niveau du détaillant. Le plus bel exemple de cette tendance est la transformation de De Beers, le numéro un mondial de la vente de bruts, en marque avec pignon sur rue avec l’aide du groupe LVMH. Ce que certains, dont moi, ont connu sous le nom de De Beers est aujourd’hui appelé DTC (Diamond Trading Company). À noter, en passant, le relancement par un groupe anglais du prestigieux joaillier russe au nom français François Fabergé. Un autre nom français, Léon Hatot, a été racheté par le groupe Swatch qui a tenté de le faire revivre. Léon Hatot a été un merveilleux créateur dans le style Art Déco. On attend la renaissance de René Boivin ou Fouquet. Aux États-Unis, Verdura (du nom de son créateur Fulco di Verdura) survit grâce au propriétaire de la marque, M. Ladrigan. 

UN MILLIARD DE PERLES D’EAU DOUCE
Comme vous vous en doutez, cela se passe en Chine, et là, ce ne sont pas des huîtres qui sont en cause mais des moules qui vivent en eau douce (Fresh Water) dans des champs inondés à quelque cent kilomètres de Shanghai. Les moules géantes de 20 à 30 cm de largeur peuvent produire 25 à 30 perles chacune. Pas étonnant que le marché lui aussi soit inondé. Ces perles, dont la production est récente, sont offertes sur les marchés à des prix sans commune mesure avec les Akoya japonaises et les perles de Mers du Sud (australienne, tahitienne, philippine). Un collier en perles d’eau douce de belle qualité peut coûter jusqu’à 10 fois moins cher qu’un rang de même grosseur en perles japonaises. Bien sûr, ce ne sont pas les mêmes perles, c’est comme si l’on comparait un diamant avec un zircon. Il faut bien admettre qu’une femme peut se faire plaisir avec ces perles qui sont le plus souvent utilisées en bijouterie fantaisie. Il n’en reste pas moins un bouleversement du marché des perles de culture, qui sont passées en quelques années d’une production de 50 à 60 millions de perles par an à plus d’un milliard. 

VANITÉS DES VANITÉS TOUT N’EST QUE…
Une exposition à Paris s’est tenue sur le thème de la mort dans l’art (peinture, sculpture) qui nous ramène à la dure réalité : « nous ne sommes ici que de passage ». Les joailliers ont, depuis toujours, flirté avec la mort et fait fortune avec ce fonds de commerce macabre. C’est le cas de Codognato à Venise, qui en a fait sa spécialité. Le gothique revenant sur le devant de la scène grâce aux groupes rock, heavy metal et autres, les joailliers ont repris jusqu’à plus soif cet emblème des pirates - la tête de mort - qui se cuisine à toutes les sauces. Tout un chacun peut maintenant « crâner » en arborant à l’index ou au majeur les créations de Lorenz Baümer, pionnier en la matière ; de Victoire de Castellane, pour Dior, avec ses bagues rois et reines ; les multiples versions de Franck Montialoux, spécialiste du genre ; les versions allemandes de Stenholz et, très récemment, les créations d’une adolescente, Delfina Delletrez, fille de Madame Fendi, qui a à peine 18 ans. En plus des têtes morbides, elle propose une main squelette, des os en or à porter sur votre peau. Il n’y a plus de jeunesse, Go Gothic Go, la mort vous va si bien. 

À LA RECHERCHE DE L’ADN
On ne peut assister à une présentation presse d’un nouveau modèle de montre ou d’une collection de bijoux sans que cet horrible acronyme soit lâché : l’ADN de la marque. Finis les poncifs du type, « on puise dans les racines de la maison », « on poursuit les traditions », « on s’inspire du passé pour innover », « on respecte les codes de la marque », cette dernière a succombé récemment devant la déferlante ADN (en anglais DNA). Pitié pour les lecteurs d’articles de magazines ou les téléspectateurs que l’on abreuve d’ADN, à toutes les sauces. Le vocable ADN est comme le virus H1N1, il s’est propagé à la vitesse grand V. Il n’en reste pas moins que les créateurs ont eu pour brief de créer autour d’un symbole emblématique de la maison. Ceci nous a permis de voir apparaître, par exemple pour les bijoux Montblanc, un diamant taillé en étoiles à 6 branches ou, pour la collection Louis Vuitton, un diamant qui s’inspire de la fameuse fleur. Cette recherche d’identité forte ne donne pas toujours lieu à des créations très réussies. Il est loin le temps ou l’élégance et le porter étaient les principaux critères de l’exécution d’un bijou. La première collection de « Haute Bijouterie » (c’est le nom bien trouvé par Hermès pour son introduction dans la haute joaillerie) est un modèle du genre. Jean-Louis Dumas et ses prédécesseurs ont toujours revendiqué que les origines de la maison étaient liées au monde hippique: cette collection, dessinée par Pierre Hardy, présente, entre autres, des bagues en forme de sabots de chevaux et un fouet de cocher, un collier entièrement serti de diamants. La maison Hermès Sellier, c’est le nom qui est toujours inscrit dans tous les documents officiels, conserve « cet ADN » qui leur a si bien réussi. Avec humour, Jean-Louis Dumas avait coutume de dire : « Chez Hermès, avant de nous occuper du cavalier, nous pensons d’abord au cheval ». La chevauchée depuis 30 ans a été fantastique.

MOINS DE COLLECTIONS ET PLUS DE CONCEPTS
C’est le mot d’ordre de presque toutes les grandes maisons. On ne se contente plus de fabriquer des bijoux, on lance un concept dans l’air du temps et puis on le décline en une collection. Le maître en la matière est certainement Van Cleef et Arpels qui, plusieurs fois dans l’année, propose des thèmes à ses clientes qui sont déclinés en un grand nombre de pièces uniques. On a eu l’Atlantide, les Trésors Révélés (très années 30 Art Déco), Ballets précieux inspirés par le ballet de Balanchine Jewels et, cette année, le mythe de l’Ouest Américain, les Papillons et j’en oublie… Le jeu consiste à réaliser un magnifique ouvrage présentant les 50 à 80 gouaches de la collection en question, de réaliser une petite dizaine de pièces et d’inviter les meilleurs clients à des soirées de lancement dans les grandes capitales mondiales. L’intérêt d’une telle opération est d’éviter de produire des pièces très coûteuses qui risquent de ne pas trouver acquéreur. C’est très intelligent et cela donne l’occasion aux artistes créateurs de s’éclater… et aux collectionneurs d’ouvrages sur les bijoux d’enrichir leur bibliothèque. En horlogerie, VCA a trouvé un concept original et qui colle parfaitement avec la marque: « les complications poétiques ». Cartier aussi a l’art de trouver des concepts en adéquation avec son temps. Puisque la Chine est à l’honneur, on lance une collection Dragon. l’Inde redevient un pays attractif, on relance la grande épopée des Maharadjas. Chopard ouvre une boutique au 718 Madison Avenue et hop, une collection Madison. Cannes fête ses 60 ans et l’on produit 60 bijoux. Cannes a 61 ans et la collection aura 61 pièces. En mai, elle en comptera 63 et comme le concept est la protection de la nature, nous aurons des pièces inspirées d’espèces en voie de disparition dont les tigres. Chopard s’est engagé à faire croître le nombre de tigres de 3200 à 20000 en 12 ans. 2022 étant la prochaine année du tigre. 

FAIRE FRUCTIFIER LES BEST SELLERS
Chaque grande marque a dans ses collections des bijoux emblématiques que tout le monde connaît et surtout, reconnaît. Depuis que la crise a frappé et que la créativité a été un peu mise en sommeil, les maisons ont opté pour la déclinaison à tous crins de leurs produits « phares ». Quelques exemples, car ils sont légion. Il ne se passe pas un semestre sans que Bulgari ne nous présente de multiples versions de la B Zero 1 ou que Cartier décline sa célèbre panthère en bague, en bracelet, en grand, en large, en mini, en diamant ou en or de toutes les couleurs. Chaumet fait des Liens à la pelle, Piaget décline ses Possessions, Chanel nous offre des bouquets de Camélia et même Fred relance son concept Force 10, un bracelet acier et or ; Van Cleef et Arpels nous inonde de l’Alhambra, ces trèfles à 4 feuilles sur une chaîne, qui existent maintenant en nacre blanche ou noire, en turquoise ou corail sur or jaune ou blanc, avec ou sans brillants, en grand ou petit modèle. N’en jetez plus ! 

Didier Brodbeck

www.orionmagazine.fr
Posté le : 28-01-2011

Bilan des Sheriffs de Mode

le jury professionnel
Lors de chaque session, le salon Eclat de Mode organise le concours Sheriffs de mode, qui récompense quatorze créateurs du salon. Un jury, composé de sept professionnels de la mode et du design, décerne un prix fantaisie et un prix précieux.

S’appuyant sur des critères de créativité, de fabrication, d’originalité et de qualité, chaque membre du jury doit élire deux créateurs coups de coeur. Être nommé « Sheriff de Mode » signifie recevoir la reconnaissance du milieu professionnel afin de régner sur la mode, et plus particulièrement sur le salon, pendant quatre jours. Le jury se compose d’un président d’honneur, d’un journaliste de presse professionnelle, d’un journaliste de presse grand public, d’un styliste, d’un représentant d’une école de mode, d’un grand magasin et d’un site de vente en ligne.

UNE SOIRÉE FÉDÉRATRICE
Pour la première fois, le salon Éclat de Mode et la chambre syndicale Boci ont organisé la soirée des exposants dans le lieu La Plage Parisienne, soirée au cours de laquelle a eu lieu la remise des prix des Sheriffs de Mode. Ce restaurant du XVe arrondissement, sur les quais de Seine, aux couleurs chic et ambiance lounge, a accueilli plus de 500 personnes au fil de la soirée, pour se terminer tard dans la nuit. La cérémonie de la remise des prix a été animée par Sylvie Gaudy, directrice de la division Franchise et Fashion Jewellery, et Richard Martin, directeur adjoint et directeur artistique du salon. Les quatorze prix ont été remis aux coups de coeur des membres du jury présidé par Thomas Boog, designer et styliste. S’en est suivie une soirée dansante mémorable et très appréciée des convives, qui ont fêté dans la bonne humeur leur participation sur le salon Éclat de Mode. 

www.orionmagazine.fr
Posté le : 28-01-2011

La nouvelle boutique de Mathieu Joaillier à Cannes

la nouvelle boutique de mathieu joaillier u00e0 cannes
Après avoir ouvert sa deuxième boutique cannoise en 1993, le bijoutier Pierre Mathieu a décidé cette année de la transformer afin de la dédier à des colelctions qui collent aux tendances. La société Nombre d'Or s'est chargée de l'architecture et de l'agencemetn de ce point de vente, idéaliement situé à deux pas du Palais des festivals.

Pierre Mathieu est un homme toujours en mouvement. Peut-être parce que ce sportif voulait devenir kinésithérapeute avant de trouver sa vocation dans une bijouterie. Sans doute aussi parce qu’il ne se contente pas de vendre des bijoux et des montres, il s’investit avec énergie dans une profession qu’il a découverte en rencontrant celle qui allait devenir sa femme et dont les parents tenaient une bijouterie à Cannes. À sa retraite, le père de la jeune femme vend la boutique Aubry du boulevard de la République à Pierre etMichèle Mathieu. Dix ans plus tard, elle est rebaptisée Mathieu Bijouterie et en 1993, le couple acquiert un deuxième point de vente rue d’Antibes, derrière le Palais des Festivals. Ironie du sort, Pierre Mathieu apprend que le lieu a appartenu à son grand-père maternel, qui dirigeait une agence immobilière et un cabinet d’assurances. Il retrouve aussi des cartes de visite de l’agence sur lesquelles figure la mention « Ancienne agence Mathieu fondée en 1858 ». Ces clins d’oeil du destin le motivent d’autant plus à faire de cette deuxième bijouterie un point de vente stratégique. La bijouterie historique du boulevard de la République, qui existe depuis 1936, accueille une clientèle plus cannoise que la bijouterie de la rue d’Antibes, fréquentée davantage par les touristes. Les deux points de vente ne disposent pas non plus de la même superficie : une centaine de mètres carrés boulevard de la République, contre à peine une trentaine rue d’Antibes. D’où la nécessité de sélectionner avec soin les marques proposées et de les mettre en valeur en s’adaptant à la configuration du lieu. Mais Pierre Mathieu s’est demandé s’il ne pourrait pas faire l’inverse : adapter le lieu aux collections qu’il voulait présenter. Il a donc décidé au début de l’année de refaire totalement la deuxième boutique. 

RÉNOVATION COMPLÈTE 
Après avoir réussi la transformation de son magasin principal de Cannes, boulevard de la République, Pierre Mathieu a renouvelé sa confiance au cabinet d’architecture Nombre d’Or pour la rénovation complète de son magasin rue d’Antibes. Ce magasin d’angle, à la forte potentialité, souffrait d’un manque d’impact en terme d’image. Pour contrer ce phénomène, Nombre d’Or a pris le parti de travailler la verticalité de la devanture, en remontant les bandeaux à leur hauteur maximale et en positionnant les  stores bannes en limite haute de façade. L’ensemble est entièrement traité en noir, créant un premier plan sobre mais efficace. Cette opération, outre le fait de donner une façade toute en finesse aux lignes élancées, offre une belle transparence sur l’intérieur du magasin. Mais cet intérieur s’est avéré être un vrai casse-tête pour les architectes : comment optimiser l’aménagement d’une surface de 20 m² avec un point d’accueil spacieux et une capacité d’exposition conséquente? Nombre d’Or a donc proposé à Pierre Mathieu un changement radical quant à l’organisation du local. L’entrée a été positionnée sur la gauche de la façade principale, permettant d’offrir un linéaire de vitrines extérieures continues en angle et donc une sensation de volume renforcée. Les clients rentrent le long d’une exposition murale à gauche, en prise directe avec la rue. Face à ce mural, Nombre d’Or a développé dans l’angle de droite, dos aux vitrines de façade, l’espace accueil caisse. Mais pour ne pas brusquer l’entrée des clients, ce dernier intègre une vitrine comptoir, pour une mise en place de produits événementielle. La grande force de ce pôle accueil, de par sa situation dans le magasin et de par son traitement, accompagne l’entrée des clients en toute discrétion et libère ainsi l’ensemble des murs pour y positionner des vitrines. L’unité du magasin passe par un travail subtil de gris soyeux et profonds habillés ponctuellement par des touches de violet. Ce style, parfaitement épuré, s’accompagne de voilages aux rayures vertes et noires d’une belle sobriété qui, placés en arrière des vitrines de façade, permettent d’appuyer les produits exposés. Un grand lustre blanc densifie l’ensemble de l’architecture en apportant une note design. Avec son style parfaitement épuré, ce magasin peut miser désormais sur la qualité de présentation des produits, afin de séduire des clients aux exigences toujours plus pointues en terme d’esthétique.

COMPLÉMENTARITÉ
Le point de vente peut alors jouer parfaitement un rôle de complémentarité à la boutique historique. Boulevard de la République, le magasin est doté d’un atelier de bijouterie, d’horlogerie et de gravure. Sont proposées des marques comme Michel Herbelin, Saint Honoré Paris, Seiko, Festina, Festina or, Esprit, Chipie… Une grande place est réservée aux lignes de bijouterie avec, entre autres, A.Augis, H.Gringoire, Jean Marc Garel, Ted Lapidus, Ti Sento, Jourdan et la collection Mathieu Bijoutier. Le point de vente de la rue d’Antibes privilégie la nouveauté et les créations exclusives. Il propose des marques horlogères comme Rado, Gucci et Saint Honoré Paris, et plus d’une vingtaine de collections de bijoux. Convaincu que la communication est indispensable pour développer son activité, Pierre Mathieu réserve une partie de son chiffre d’affaires pour des publicités locales, tant dans les magazines qu’à la radio. Adhérent du groupement des Nouveaux Bijoutiers, il ne manque aucune assemblée générale, et surtout pas celle de juin 2010, où il a eu le plaisir de retrouver ses confrères à Cannes, ville choisie pour la convention annuelle. Fabricant depuis 1988,  a bijouterie Mathieu est non seulement membre du groupement Les nouveaux bijoutiers, mais aussi de l’association française de gemmologie, de l’association des amateurs d’horlogerie ancienne, de la chambre des métiers des Alpes Maritimes et assesseur de la commission de conciliation et d’expertise douanière. Sans oublier un engagement à protéger l’environ nement et de nombreuses implications dans diverses manifestations locales et autres opérations caritatives... Une réussite qui ne doit donc rien au hasard. 

C.L.

www.orionmagazine.fr
Posté le : 28-01-2011

Inori ou le succès d’un design épuré

inori ou le succu00e8s d’un design u00e9puru00e9
En lançant sa première ligne de bijoux, le groupe Certus a été surpris par le succès immédiat rencontré auprès des professionnels. Il faut dire que cette collection en acier 316 L pour femme et pour homme possède des atouts, dont de nombreux outils d'aide à la vente.

«Harmonie des lignes, simplicité du message et efficacité du concept de vente sont les atouts qui m’ont immédiatement séduit », explique Philippe Bérard, PDG et fondateur du groupe Certus. Lorsqu’il a créé SMB en 1978, il s’est focalisé sur les montres. Le succès de Certus, Go et Tekday l’a incité à se pencher sur les bijoux. En découvrant Inori, Philippe Bérard a eu un coup de coeur pour cette marque créée il y a cinq ans au Japon, où elle est diffusée, de même qu’aux États-Unis et en Australie. Il a décidé de devenir le distributeur européen et exclusif d’I no ri. Lancée en France en juin dernier, la ligne compte 220 modèles en acier inoxydable, dont 30 % de bijoux pour homme et une vingtaine de pièces ornées de diamants. Les autres matières sont le cristal taillé, la céramique, l’onyx ou le quartz rose. La gamme des prix publics s’échelonne entre 29 et 129 euros, avec un coeur de gamme compris entre 39 et 79 euros. Après avoir présenté Inori sur son stand au salon Printor Paris en septembre dernier, le groupe Certus a déjà livré la collection auprès de 300 points de vente français et compte en ouvrir 200 nouveaux d’ici à la fin de l’année. Les équipes de vente du groupe, présentes en Allemagne, Espagne et Portugal, ont démarré la commercialisation dans ces pays en octobre et Philippe Bérard est en discussion avec ses distributeurs dans d’autres pays européens.

AIDE À LA VENTE
Un tel succès n’est pas dû au hasard et les atouts de cette collection sont suffisamment nombreux et convaincants aux yeux des professionnels HBJO. D’abord, le design sobre et la qualité de fabrication d’un produit dont les prix de vente restent plus que raisonnables. Ensuite, l’originalité de la PLV qui dispose d’un plateau tournant et la diversité des outils d’aideà la vente mis à disposition (sacs cadeaux, pochette en velours, écrin, certificat d’authenticité, tissu de nettoyage, mini-catalogue, étiquettes, etc.). Enfin, les distributeurs ne sont pas insensibles au coefficient 3 applicable sur le prix d’achat, un coefficient supérieur à ceux du marché. À tout cela s’ajoutent quelques originalités des bijoux Inori : les lignes fonctionnent souvent en couple, avec un bijou pour femme orné de cristal ou de diamant blanc, tandis que le bijou pour homme assorti est serti d’un cristal ou d’un diamant noir. De nombreuses parures sont proposées et figurent sur les mini-catalogues, ce qui permet des ventes complémentaires. Les bijoux sont gravés Inori et des pierres sont ajoutées sur certains fermoirs. Conscient d’avoir trouvé une collection de bijoux au design épuré et percutant, avec un concept de vente aussi simple que complet, Philippe Bérard a décidé de mettre en place une véritable politique de marque et n’a pas hésité à communiquer dans la presse spécialisée ou sur les salons professionnels. Après avoir découvert Inori à Printor Paris, les détaillants se verront proposer quelques nouveautés lors du salon Printor Lyon en février 2011, dont des modèles dédiés à la Saint Valentin et un renforcement de la gamme bicolore PVD or sur acier. 

C.L.

www.orionmagazine.fr
Posté le : 28-01-2011

Jean Christophe nommé Maître d’art

jean christophe nommu00e9 mau00eetre d’art
Le joaillier créateur Jean Christophe vient d'être nommé maître d'art par le ministère de la culture et de la communication. Un titre prestigieux mais surtout, une responsabilité de transmission d'un savoir-faire désormais sur les épaules d'un homme aussi enthousiaste que talentueux, qui a ouvert à Paris deux boutiques en nom propre. L'une d'elles est sans doute la seule joaillerie de la capitale qui soit entièrement dédiée aux hommes. Mais Jean Christophe a décidé aussi de distribuer ses créations auprès des bijoutiers français.

Le 24 novembre, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a décerné dans les salons de la rue de Valois le titre de « Maître d’art » à douze artisans d’art possédant un savoir-faire, une expérience et les connaissances d’un métier d’exception. Parmi eux, le joaillier créateur Jean-Christophe Fouchier, connu sous le nom Jean Christophe. Dans le domaine de la joaillerie, un seul Maître d’art avait été nommé avant lui et Jean Christophe peut s’enorgueillir d’être le second, après une carrière d’à peine une quinzaine d’années au grand jour. Depuis 1994, 101 Maîtres d’art ont été nommés, toutes disciplines confondues. Ces professionnels de l’excellence se sont vu décerner le titre le plus prestigieux des métiers d’art, équivalent des Trésors Nationaux Vivants du Japon. Dépositaires de savoir-faire rares, souvent hérités de traditions ancestrales, les maîtres d’art ont l’obligation, moyennant une aide de l’État de 16000 euros pendant trois ans, de transmettre leurs connaissances et leur tour de main à un élève de leur choix. Porteurs de valeurs fondamentales ancrées dans le patrimoine français, certains Maîtres d’art collaborent avec les plus grands artistes contemporains, plasticiens, designers, créateurs de mode, ou personnalités du monde du spectacle, avec lesquels ils ne cessent de créer des oeuvres uniques. 

LIGNE HOMME
« Le bijou est un vecteur d’amour, un vecteur de sentiment. Il est talisman, il est message », disait Jean Christophe dans le reportage que TF1 lui a consacré en avril dernier. Le créateur a fait ses armes auprès des grands noms de la place Vendôme avant de se lancer sous son nom et d’ouvrir une première boutique dans le Marais, en 1996, puis une seconde en 2002, rue des Capucines, à deux pas de la rue de la Paix. L’année dernière, il a décidé que la première boutique de la rue du Pont Louis-Philippe serait désormais exclusivement consacrée à ses créations masculines : bagues en or et galuchat, or et pierres, pendentifs, bracelets mais aussi la dernière collection de chevalières en or, parfois ornées d’un motif serti de diamants (couronne, croix, dragon, oeil d’Horus). À découvrir aussi sa nouvelle collection de boutons de manchette XXL en argent recouvert de galuchat, disponibles en douze couleurs pour un prix public inférieur à 600 euros. Après avoir lancé une collection pour les enfants, Jean Christophe a conçu pour les femmes une série de bijoux qu’il a appelés Les petits bonheurs: des bagues et colliers en or blanc où les diamants dessinent nuages, fleurs ou lunes. Le tout à des prix très sages, destinés au nouveau public auquel le joaillier créateur souhaite s’adresser. 

DISTRIBUTION HBJO
Car Jean Christophe a pris la décision de distribuer une sélection de ses créations chez quelques bijoutiers français – ou étrangers – désireux de proposer à leur clientèle une autre joaillerie, contemporaine sans être extravagante, empreinte parfois de poésie et de douceur, souvent de sobriété et de force de caractère. À mille lieux des designers à l’ego sur-dimensionné, le jeune Maître d’art reste souriant en toutes circonstances et refuse de se prendre au sérieux. Enthousiaste et passionné par son travail, Jean Christophe n’a de cesse que d’explorer des formes géométriques, d’inventer de nouvelles associations. Son regard pétille quand il évoque une pierre précieuse à la couleur mystérieuse, une arabesque avec laquelle il  a s’amuser, sans doute dans sa nouvelle collection bientôt dévoilée. 

C.L.

www.orionmagazine.fr
Posté le : 28-01-2011

Articles liés

platinum basel design awards 2012

Univers : Précieux

Titre : Platinum Basel Design Awards 2012

L’Italie et la France une fois de plus vainqueurs du design international   Le 3ème concours « Platinum Design Awards » organisé par Platinum Guild International s'est déroulé dans le cadre du salon Baselworld 2012. Depuis toujours, les plus grands noms mondiaux de la joaillerie apprécient de travailler... Lire la suite


b.u. : soyez-vous-même !

Univers : Précieux

Titre : B.U. : soyez-vous-même !

Cette marque 100% française est née d’une association entre un joaillier-créateur passionné, Laurent Bieou (nom imprononçable selon certains), et un jeune entrepreneur dynamique Frédéric Roche. Inspiré d’une citation d’Oscar Wilde « Be yourself, everyone else is already taken » (« soit toi-même les autres... Lire la suite


tendances printemps-eté 2012

Univers : Coups de coeur

Titre : Tendances Printemps-Eté 2012

Le magazine Orion nous a dévoilé ce mois les dernières tendances pour la bijouterie fantaisie déterminées par la BOCI (Syndicat National de la Bijouterie) : tous les styles sont dans la nature !   DREAM FLOWER
Pour les "Fleur bleue" et romantiques chic avec un clin d'oeil vers un "vintage"... Lire la suite


bienvenue à dalia joaillerie

Univers : Argent

Titre : Bienvenue à Dalia Joaillerie

Souhaitons la bienvenue au nouveau distributeur de bijoux argent,  Dalia, basé en France, près de Bordeaux !   Entrepreneur dans l'âme, Loïc Dupré a toujours tenu à développer la belle bijouterie en France. Pour lancer sa nouvelle marque Dalia, il a misé sur une collection argent empierrée (oxydes et pierres... Lire la suite


sigomonta s'abonne chez orion magazine !

Blog :

Titre : Sigomonta s'abonne chez Orion Magazine !

A l'occasion des fêtes de fin d'année 2011, la marque Sigomonta s'associe avec le magazine professionnel ORION pour une opération plus que sympathique :   Un bracelet en argent Stock-Let sera offert pour tout abonnement de 2 ans au magazine !
Offre valable jusqu'au 31 décembre 2011, dans la limite des stocks... Lire la suite


platine

Univers : Précieux

Titre : Platine

Des bijoux en platine pour le Prince William et Catherine Middleton     Le Prince William, Duc de Cambridge, et Catherine Middleton, Duchesse de Cambridge, ont reçu des bijoux en platine de Harry Winston alors qu’ils assistaient à une séance du Parlement de la Jeunesse réuni en Assemblée... Lire la suite


de la joie pour l'hiver avec h. gringoire !

Univers : Précieux

Titre : De la joie pour l'hiver avec H. Gringoire !

Les tendances de l'hiver se dessinent chez le créateur H. Gringoire. Une myriade de nouvelles créations vont scintiller et c'est à vos doigts qu'elles viendront de poser. H. Gringoire est un joaillier haut en couleur, après avoir habillé l'été de rose pour attirer à vous l'amour, il teinte l'hiver de violet et de vert. Des... Lire la suite


l'animalité des montres artya !

Univers : Montres

Titre : L'animalité des montres ArtyA !

Le bestiaire des Montres ArtyA prend de l’ampleur ! La gent aquatique s’invite. Après avoir joué avec d’authentiques et inquiétants arachnides, et de splendides ailes de papillon, ArtyA s’est immergé dans les profondeurs du lac de Genève et en a retiré de belles écailles de poisson d’eau douce... Lire la suite


un vrai mariage de star pour kate moss !

Univers : Mariage

Titre : Un vrai mariage de star pour Kate Moss !

C'est fait ! Les deux colombes qui ont pour noms Jamie Hince et Kate Moss viennent de convoler en juste noce. Tout comme Charlène et le Prince Albert, ils ont scellé éternellement d'un "oui" leur vie future. C'est advenu à Londres, ce samedi 2 juillet. Dans quelles conditions ? Les bagues étaient comment ? Qui portait les plus... Lire la suite


dracula se décline en montre !

Univers : Montres

Titre : Dracula se décline en montre !

Le marchandising n'a pas de limite, on le sait ! Mais ce sont de biens étranges montres que celles réalisés par Morellato, le très efficace bijoutier italien, en l'honneur du célèbre Vampire de Transylvanie. Il est vrai que ces montres sortiront en septembre pour saluer la comédie musicale «Dracula, l'Amour plus fort que la... Lire la suite