Le métier de bijoutier présente des risques spécifiques pour lesquels le courtier en assurances et l’assureur s'engagent à des actions précises lors d'un sinistre. Mais ces actions dépendent des garanties souscrites par le bijoutier, le contrat « globale bijoutier » étant la base de la protection pour ces professionnels.
L'assureur ou le courtier doit s'adapter à l'évolution des risques « bijoutiers ». Gilles Caudrelier, responsable souscription, gestion et sinistres HBJO chez Verspieren, précise qu’ « un contrat « globale bijoutier » comprend des garanties communes à d'autres secteurs d'activités, mais aussi des clauses spécifiques qui doivent être parfaitement adaptées aux métiers HBJO et suivre l'évolution des risques, comme les braquages qui sont en forte hausse ».
Il est important de se focaliser sur certaines garanties qui assurent au professionnel une bonne indemnisation. Il faut, en effet, toujours bien vérifier que le montant des garanties pour l’ensemble du stock soit basé sur la valeur de remplacement au jour du sinistre et non la valeur à la date d'achat. « Imaginons un contrat d'assurance où le stock est garanti à hauteur de la valeur d'achat comptable. Ce serait une catastrophe pour le bijoutier », estime Gilles Caudrelier, Verspieren. Il est également nécessaire de s’attarder sur le montant garanti des détériorations immobilières et mobilières et exiger que la protection soit la plus étendue possible (bris de glaces, alarmes et coffres, agencements spécifiques, etc.).
L’assureur a un rôle capital auprès des professionnels de la bijouterie. Dans le cas d’un client sinistré, l’écoute et la réactivité du courtier sont des qualités majeures. Gilles Caudrelier explique : « dès que nous sommes prévenus de la survenance d'un sinistre, nous devons prendre toutes les mesures utiles afin que l'activité du bijoutier soit la moins perturbée. C'est notre engagement. Les petits sinistres peuvent être réglés par téléphone, toujours dans la même urgence. Dans le cas d'événements plus graves, nous prenons tous les moyens nécessaires pour limiter les pertes dues à l'arrêt d'activité ».
En cas de sinistre important, Verspieren travaille avec un réseau d'experts qui interviennent dans les 24 heures, toujours avec l’objectif de préserver la continuité de l'activité du bijoutier. Il est évident qu'en cas de sinistre important la boutique ne peut pas ré-ouvrir immédiatement. Le premier rôle de l'expert est de déterminer, en accord avec l’assureur et l'assuré, toutes les mesures à prendre pour une reprise d'activité dans les meilleurs délais. L'expert établit un rapport préliminaire qui va permettre la délivrance d'un acompte au bijoutier afin qu'il puisse faire face à ses premières dépenses.
Si le sinistre engendre un litige entre un client ayant confié un bijou et le professionnel sinistré, notamment sur la valeur réelle du bijou confié, ce réseau d’experts agit également et négocie directement avec le client. Gilles Caudrelier insiste sur le fait que « cette clause spécifique met à l'abri le bijoutier d'un mécontentement du client. Il s'agit vraiment de décharger le bijoutier d'une épreuve supplémentaire, de l'accompagner et le soutenir dans une période difficile ».
Le courtier doit en plus de ces garanties, protéger son client en lui faisant souscrire une garantie « Perte d’exploitation » qui prend en charge la perte de chiffre d'affaires, en général pour une période de 3 mois. Cette garantie permet au bijoutier d'être accompagné jusqu'au retour d'une activité normale. Il s'agit de prendre en charge non seulement les frais généraux permanents comme les loyers, les salaires, etc., mais aussi la perte de son bénéfice net. Gilles Caudrelier précise que « l’indemnisation est liée à la rapidité des assurés à nous fournir les documents comptables nécessaires ».




