Les Nouveaux bijoutiers

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Leur vie n’avait de sens que par le luxe !

leur vie n’avait de sens que par le luxe ! leur vie n’avait de sens que par le luxe !
  1. Photo 1 : Leur vie n’avait de sens que par le luxe !
  2. Photo 2 : Leur vie n’avait de sens que par le luxe !
Aujourd’hui encore le mot Maharaja est synonyme d’objet précieux, de bijoux inestimables, de diamants, d’or, de perles, de luxe, et de tout ce qui est un peu baroque et hors norme. L’apparat si fastueux des Maharajas n’a pourtant duré qu’une courte période. Car ce faste eut une raison, il fut provoqué par la mise sous tutelle de l’Inde au bénéfice de l’Empire Anglais. Pour mettre en relief cette passionnante période de l’histoire, la Fondation « Pierre Bergé-Yves Saint Laurent » vient d’inaugurer une exposition intitulée : « Les derniers Maharajas » 

L’exposition, que l’on peut voir au 3, rue Léonce Reynaud, à Paris dans le 16ème arrondissement, présente une collection de costumes, de bijoux et d’objets précieux du Grand Durbar. Les objets présentés vont de 1911 à 1947, date de l’indépendance indienne. Organisée en collaboration avec la Hutheesing Heritage Foundation, les objets présentés proviennent des cours princières indiennes de la fin du Raj. Les deux commissaires de l’exposition : Jérôme Neutres et Umang Hutheesing ont tenté de mettre en relief le sens très particulier qu’avait pris le luxe pour les Maharadjas de cette époque. Car ces monarques, privés par la couronne britannique de leurs principaux pouvoirs ne pouvaient plus faire la guerre. Les champs de bataille étaient leur principale source d’orgueil et leur véritable raison d’être. Privés de leur honneur, ces princes guerriers, les derniers Maharajas, cultivèrent le faste et rivalisèrent pour la grandeur de leur image. Le luxe sous toutes ses formes devint le moyen par lequel ils menèrent alors leurs joutes ! Le vêtement et les bijoux furent au c½ur de ces pratiques. L'apparat devint le langage officiel des cours. 
Pour la création textile, l’orfèvrerie, les joailliers, ce fut une époque fantastique. Elle stimula comme jamais auparavant le talent des artisans indiens. Or, argent, soie, brocart, broderies, profusion de couleurs et de pierres précieuses, furent utilisés comme jamais on ne l’avait fait. L’affichage effréné de ces richesses reflétait en réalité une décadence de l’aristocratie indienne dont le destin fatal s’annonçait. Par ce luxe presque indicible, ce sont les derniers feux des Indes qui s’exprimèrent. Les Indes, ce pays qui alors s'écrivait au pluriel pour souligner une diversité de cultures allait connaître une révolution pacifique et non violente. Gândhî rassembla les Indes, en une nation démocratique dont on connaît aujourd’hui l’essor impressionnant. Gândhî qui s’habillait simplement d’un drap de lin blanc, cette tenue qui aujourd’hui est devenue le symbole de l’indépendance de ce grand pays.   

Exposition à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent 
Du 10 février au 9 mai 2010 
Entrée de l'exposition au 3, rue Léonce Reynaud, Paris 16ème 
Ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés 
De 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30) 
Tél. : +33 (0) 1 44 31 64 31 
Accessible aux personnes handicapées   
Plein tarif : 5¤ Tarif, réduit : 3¤ pour les - de 25 ans, les seniors, les Amis de Musées et les groupes (à partir de 10 personnes) 

Gratuité : enfants de - de 10 ans et chômeurs

2010-02-24 00:19:06


ORION Magazine
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