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Diamants

Les diamants sont euphoriques, mais…

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  1. Photo 1 : Les diamants sont euphoriques, mais…
  2. Photo 2 : Les diamants sont euphoriques, mais…
Les diamantaires ne se plaignent plus. Discrètement ils s’avouent même euphoriques. Car cette année, le marché des diamants est revenu à son niveau d'avant la crise de 2008. Une embellie largement dopée par la demande asiatique. Un peu partout dans le monde les spécialistes concèdent que le marché se stabilise et que les dernières courbes sont particulièrement de bonne augure ! 

Depuis plusieurs mois les indices se multipliaient. Le 16 novembre dernier, le célèbre diamantaire londonien, Laurence Graff, déboursait 46 millions de dollars pour s'approprier un diamant rose, considéré comme l’un des plus rare du monde. La tendance se confirmait dix jours plus tard, à Hong Kong. Cette fois, un diamantaire anonyme, raflait un autre diamant rose de 14,2 carats pour 23 millions de dollars. Une enchère record pour le continent asiatique qui a bien l’intention d’en battre d’autres ! Le marché du diamant fait un bilan euphorique en 2010. Au niveau mondial il affiche une croissance annuelle de 5% ! 

A Jérusalem vient de se terminer l'assemblée plénière du processus de Kimberley. Cette organisation qui régule et tente d’assainir les ventes de diamants au niveau mondial, a fait diverses déclarations particulièrement optimistes. Les diamantaires se frottent donc les mains ! 

Si les consommateurs américains ne sont pas encore totalement sortis de la crise, ils continuent tout de même d’absorber la moitié des 14 milliards de dollars de diamants bruts produits dans le monde chaque année. 

Les pays émergeants consomment de plus en plus de diamants. De nombreux analystes s’accordent pour penser que la Chine devrait détrôner les Américains dans moins de 6 ans. 

Mais les bonnes performances de 2010, masquent mal le fait que les diamants continuent de souffrir de leur mauvaise réputation. L’horreur des diamants «sales» servant à financer les guerres et les criminels, et dont le trafic a magistralement été mis en scène dans le film Blood Diamond en 2006, jette le trouble sur la communauté internationale. De nombreux clients se détournent des diamants pour cette raison. 

Le fameux processus de Kimberley, créé en 2002 sous mandat de l'ONU, tente d'apporter plus de clarté au processus de certification. Mais son inefficacité est de plus en plus dénoncée par les organisations humanitaires. Les mines les plus riches du monde en diamants sont aux mains d’organisations terroristes ou criminelles qui traitent les ouvriers en esclave. Dernièrement, au Zimbabwe, 200 personnes (femmes et enfants) ont été assassinées lors de la prise de contrôle d’une mine par des troupes armées. Tous les diamants extraits de ces mines de la honte et de l’horreur continuent d’approvisionner le marché international. 

Bruno PointFou 
bruno@guide-bijoux.com 

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2011-01-08 16:24:28


ORION Magazine
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