Alors que l’on continue de s’étonner de l’extraordinaire finesse de la lecture du corps humain par un scanner, les paléontologues découvrent la révolution que cette technique d’imagerie provoque dans leur discipline. Il leur est désormais possible d’analyser les structures profondes d’organismes, d’insectes, de plumes… enchâssés dans des morceaux d’ambre.
« Pour faire parler les échantillons, Nous ne sommes plus obligés de détruire les prélèvements ! » S’est exclamé Jean Dercourt, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, en présentant les avancées qu'ont permis les nouvelles technologies de l’imagerie numérique dans le domaine de la paléontologie et paléoanthropologie.
Jean Dercourt a expliqué : « Auparavant on ne pouvait pas passer au travers des minéraux pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur, la seule possibilité était de découper de fines lamelles de l'objet étudié. Chaque tranche découpée pouvait être dessinée ou photographiée. Pour cela nous devions détruire la roche et le fossile qui le contenait »
La numérisation 3D permet l'accès à la matière et aux structures internes des objets, sans les abimer. C’est un changement de méthodologie important pour la paléontologie.
2010-12-26 00:04:57







