Certains de ses bijoux sont si bavards, qu’ils pourraient faire l’objet d’un conte ! D’autres seraient digne de figurer dans le décor d’un film fantastique, de préférence américain et des années cinquante. Il mettrait forcément en scène Dracula ou quelques Vouivres lascives et blondes échouées sur une plage de Californie.
Voyez un peu : Une de ses bagues à tête de mort, digne des représentations picturales des vanités baroques, en or noir et sertie de diamants, offre son crâne comme nid à une magnifique perle blanche, ½uf cosmique, qu’un serpent d’argent couve. Une autre de ses têtes de mort, souriante à souhait, se fait lumineuse comme la vérité, en émail et cristal de roche, elle est enlacée par un n½ud d’or blanc, serti de diamants noirs et blancs.
Toujours dans le jeu de l’ambiguïté enfantine mais terriblement précis, l’un de ses pendentifs présente un ange surmonté d’une grosse couronne. L’ange les ailles déployés est en or et argent, les ailes et la couronne sont sertis de diamants et de rubis.
Les collections de Lydia Courteille nous font pénétrer dans un monde fantastique où règnent les chamans en schiste, les bouddha heureux en corail et les araignées de diamants.
L’esprit de cette créatrice avant de s’incarner dans le corps d’un joaillier a été prêtresse de mystères à Memphis, sorcière sur l’île de Kallharashkova, inquisiteur dévoyé à Madrid, danseuse d’Ishtar à Babylone, grand prêtre des Galles…
2010-11-12 09:01:57






