L’une des personnes les plus influente du secteur, Isabelle Ardon, gérante du fonds « SG Action Luxe » vient de déclarer : « On s'attendait à de bons résultats de la part de LVMH mais pas aussi bons. C'était une très bonne surprise! ». Il est vrai que chez LVMH, numéro un mondial du luxe (Louis Vuitton, Fendi, Ruinart, Moët&Chandon, parfums Christian Dior…) comme pour Chaumet, Cartier, Hermès et Burberry ou encore le numéro un mondial des lunettes Luxottica, c’est l’euphorie !
Et dans cette tornade de bonnes nouvelles le pôle luxe du groupe PPR (Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga, Bottega Veneta, etc) a annoncé lui aussi des résultats en hausse, supérieurs aux dernières estimations.
Depuis 2009, le marché mondial du luxe avaient chuté de 8% et le cabinet Bain & Company gourou planétaire du secteur, avait dressé de biens tristes perspectives. On concédait déjà que l'Asie et surtout la Chine avaient freiné la dégringolade, provoquée principalement par les Etats-Unis.
Aujourd’hui la récession ne serait plus qu’un mauvais souvenir ! C’est du moins ce qu’annonce l'agence financière du Dow Jones « The Newswires ». Mais tout le monde, dans l’univers du Luxe, ne chante pas à l’unisson ces nouveaux lendemains annoncé de Miel et d’or ! Nombre de grands patrons affirment que la conjoncture économique reste incertaine (voir a ce sujet notre article : « Lorsque le luxe de Chine s’éveillera ! »
Il est vrai que certaines sirènes françaises comme Bernard Arnault (LVMH) et François-Henri Pinault (PPR) qui aujourd’hui se disent « très confiants », nous ont malheureusement habitué à de grosses erreurs de « prophétie économique » !
Car ceux qui crient de joie sont les mêmes qui refusaient de provoquer le mécanisme qui aujourd’hui concourt à l’envolée des résultats positifs de l’industrie du Luxe occidentale. Ce sont les mêmes économistes qui affirmaient que le dollar fort et l’euro fort était une garantie du succès de l’économie du G20. Alors que les bons résultats du secteur du Luxe et du HBJO sont tirés vers le haut grâce à la chute du Dollar et de l’Euro qui ont rendu les produits de ce secteur moins cher à l’exportation. Ce en quoi tous s’accordent aujourd’hui.
Ah, Socrate reviens et démasque les sophistes !
Bruno PointFou
bruno@guide-bijoux.com
2010-08-02 19:40:42






