Les bijoux purement érotiques ont de plus en plus d’adeptes. Une mode à laquelle cèdent voluptueusement de nombreux joailliers. Comme « Fried Fréres » et ses magnifiques parures qui soulignent la beauté du corps féminin ou la créatrice Sylvie Monthulé et ses bijoux de poitrines.
L’étymologie est toujours source de connaissance. Le mot bijou comme le mot joyau, viennent du mot racine d’origine latine : joie. Ce dernier est le substantif du verbe jouir. Dès le moyen-âge, en argot ce langage que l’on dit vert, on parle de filles de joie. Le sexe de l’homme comme celui de la femme est appelé bijou dans presque toutes les langues (ce n’est pas une allusion) de l’humanité… Et lorsque que le parlé graveleux s’impose, ne dit-on pas les joyeuses en parlant des bijoux de famille ? Il est évident que le mot bijou, renvoi dans l’inconscient collectif universel à l’image du sexe et de la sexualité. D’ailleurs, sincèrement, qu’avons nous de plus précieux ?
Si l’on y prête bien attention, chaque type de bijou recouvre une symbolique sexuelle. Cette symbolique n’est pas forcément la même selon les cultures et les hémisphères. Les bijoux des femmes à plateau des tribus africaines ne relèvent pas du même symbolisme que le piercing de langue des jeunes européens. L'anneau par exemple, de par sa forme, sans commencement, ni fin, peut représenter l’amour éternel que se jurent des amants. Porté au majeur, dans certains cercles échangistes, il signifie une préférence pour la position dite du 69 ! De même une bague portée au pouce par une femme peut signifier son orientation homosexuelle. Les boucles d’oreilles ne sont portées par les femmes que lorsque elles entrent dans la puberté. Les hommes qui en portent sont des affranchis…
Mais aujourd’hui les bijoux font plus que parler d’érotisme, ils deviennent purement et simplement érotiques. Les grands noms de la mode l’ont bien compris en multipliant les bijoux de peau (voir notre article). C’est un fait les bijoux érotique qui était l’apanage de certaines revues de cabaret spécialisés, ou de communautés particulièrement libérées, sont adoptés par une population de plus en plus grande et diverse. Le piercing du téton par exemple, qui peut être réalisé verticalement ou horizontalement était fréquent chez les gays, mais aujourd’hui beaucoup d'hétéros (hommes ou femmes) ont également cédé au plaisir de porter ce type de bijoux. Les collections de colliers et sautoirs qui encadrent la poitrine ou se fixent, de même, sur les tétons sont de plus en plus nombreuses.
Ce qui n’est pas sans rappeler une autre époque. Ce type de bijoux était un signe de force et de virilité dans l’antiquité. Des piercing de téton ornait les poitrails de toute la garde d'honneur du grand César. Et à la fin du 19ème, à la cour de la reine Victoria, les dames qui se voulaient à la mode arboraient de magnifiques piercings, ornés de bijoux somptueux, sertis de pierres précieuses.
La mode de l’antiquité Egyptienne est aussi de retour avec les bijoux pour pubis… Et pour les hommes divers bijoutiers ont créé de très spécifiques bracelets que l’on porte au poignet et que l’on transforme en quelques gestes tendres, pour les adapter à une autre partie du corps !
Bruno PointFou
bruno.fou@free.fr
2010-07-14 15:13:28







