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Montres et Bijoux le « big bazar » Galliano !

aujourd’hui le nom galliano est une marque qui rapporte la griffe galliano fait de plus en plus ouvertement dans le marketing forcené.
  1. Photo 1 : Aujourd’hui le nom galliano est une marque qui rapporte
  2. Photo 2 : La griffe galliano fait de plus en plus ouvertement dans le marketing forcené.
John Galliano est, dit-on, un enfant terrible, une tornade émotionnelle ! Insatiable, impatient, désarmant, turbulent, provocateur, les adjectifs le concernant ont longtemps exprimé une fascination teintée de malaise. Ses créations pour la maison Dior inspiraient des bouquets de sentiments complexes que tentaient de relater les arbitres de la mode en des termes transpirant d’ambiguïtés. L’esthétisme provocateur de Galliano donnait alors à penser ! Mais, depuis quelques temps, le vocabulaire évoqué par le créateur anglais serait plutôt du genre : diversification, circuit de vente, distribution de masse, produit d’appel… Les créations de John Galliano ne se vendent pas en supermarché mais cela pourrait venir ! 

Il est un fait : l’homme qui dessine la ligne haute couture de Dior a toujours défrisé les vieilles barbes. Ses origines modestes, comme celles de Coco Channel, lui ont donné des sources d’inspirations iconoclastes et exotiques au regard de la haute bourgeoisie qui a fini par en redemander. Souvenez-vous de son défilé « Clochard » en 2000 en hommage aux SDF… 

Le véritable nom de John Galliano est Juan Carlos Antonio Galliano. Son père, John Joseph Galliano, est un anglais d'origine italienne qui était plombier. La mère du créateur s’appelait Anita Guillen, une passionnée de mode et de flamenco. John Galliano, enfant et adolescent vécu avec sa famille dans un faubourg pauvre de la banlieue sud de Londres. Un quartier avec une population très cosmopolite, habité par des familles africaines, asiatiques et indiennes. Cette période qui fut pour lui une source d'enrichissement culturel et favorisa son épanouissement intellectuel. 

Mais aujourd’hui le nom Galliano est une marque qui rapporte et certains se demandent où est passé John ! Ceux qui aimaient ses provocations, son humour subtil et décalé se désolent. La Griffe Galliano fait de plus en plus ouvertement dans le marketing forcené. 

Le rêve, l’exubérance, la provocation semblent avoir cédé aux exigences mercantiles et l’âme du créateur n’est plus aussi lisible dans ses produits… C’est ce qu’on pu constater les invités du défilé de la collection : croisière 2011, spécialement créée pour une clientèle de riches chinois et présentée à Shanghai le 18 mai dernier. Une collection qui recycle les « classiques » de la Maison Dior, avec un peu de couleurs pour faire « genre » en les assaisonnant au style années 60, tellement en vogue dans cette partie du monde ! 

La nouveau style Galliano cherche aussi la diversification. N’est-ce pas aujourd’hui le secret de la prospérité de toutes entreprises ? Après les collections façonnées au goût chinois, celles pour le créneau Australien, pour la nomenklatura Russe,… Après les foulards Galliano, les sacs Galliano… Nous avons le droit à une nouvelle édition de montres Galliano ! 

Le créateur britannique en collaboration avec le fabricant de montres Morellato, vient de présenter une collection de modèles hommes et femmes pour la saison automne-hiver 2010. Des montres qui se veulent romantiques et modernes. Les boîtiers et les lunettes sont en or rose ou en acier, pavés de diamants ou incrustés de céramique. Les modèles pour hommes visent ceux qui se veulent « machos, mystérieux, chics et dandys ». Pour les femmes, la « Lady Galliano » se veut… féminine ! Une idée particulièrement originale ! Le modèle se décline en huit versions, avec un bracelet, une lunette et un boîtier de 32mm en or rose, acier ou acier teinté or jaune et un cadran ovale. 

Les prix permettent de satisfaire un large public. Ces montres se vendront entre 750 et 2500 euros ! 

Autre diversification, John Galliano vient de s’allier au joaillier italien Damiani pour une collection de bijoux. Les premiers exemplaires devraient être accessibles au publique le 15 juin prochain dans la boutique du maître, à Paris, au 384 rue Saint Honoré. 

Les bijoux de cette collection sont trois paires de boucles d’oreilles, une bague et un sautoir. Le service presse du créateur affirme que: «...chaque pièce de la collection reste fidèle au style excentrique du couturier de Dior, mélangeant inspiration d’époque et mode contemporaine. La ligne entière semble être une totale remise en question des codes en vigueur dans la joaillerie : le graphisme des bijoux se heurte à la démesure baroque d’un Galliano qui n’a pas eu peur de mélanger les pierres précieuses colorées conférant à l’ensemble des parures une touche bohême et moderne...» Qu’on se le dise ! 


(bruno.fou@free.fr)

2010-06-08 10:52:02


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