En Inde, jusqu'à la fin du 19e siècle, en Europe jusqu’à la renaissance, les perles étaient affaires d’hommes. Elles avaient alors une signification magique en relation avec le pouvoir. Seuls les rois, les Maharadjahs et les brahmanes avaient le droit de les porter au cou ou en bague.
En occident, à la renaissance, la perle devint même le symbole de ce que l’on considérait comme l’idée de la perfection. C’est à dire : l’androgynéité ! La perle réconciliait les extrêmes, et la porter stimulait l’élan de l’esprit vers la perfection.
La perle élément à la fois solide, mais aussi liquide car provenant de la Mer, était considérée comme un fruit alchimique naturel offert à l’homme par la grande générosité des quatre éléments animés de la volonté divine. Et pour les beaux esprits de cette époque, une telle perfection alchimique ne pouvait avoir qu’une nature androgyne car transcendant les opposés !
La renaissance admirait donc les perles et en priorité les hommes s’en paraient pour se nimber des principes de la transcendance androgyne ! Il est amusant de noter que cette idée de la perfection incarnée par l’androgynité provenait principalement de l’ésotérisme des templiers, qui dit on, vouaient un culte à une entité androgyne, le Baphomet… Eux même auraient subit l’influence des Soufis et des kabbalistes. Mais c’est une autre histoire !
Bruno PoinFou
(bruno.fou@free.fr)
2010-06-04 09:55:33






