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Les Diamants de Mariah Carey ou l’ultime incarnation du paradoxe américains.

les diamants de mariah carey ou l’ultime incarnation du paradoxe américain. mariah n’est pas la première star à recevoir une voiture rose pour son anniversaire
  1. Photo 1 : Les Diamants de Mariah Carey ou l’ultime incarnation du paradoxe américain.
  2. Photo 2 : Mariah n’est pas la première star à recevoir une voiture rose pour son anniversaire
Pour ses 40 ans l’icône américaine a été comblée. Ce ne fut pas un anniversaire, mais une série de fêtes d’anniversaires qui furent organisés en son honneur, à Los Angeles, à New-York, mais aussi à Paris et à Milan… De gargantuesques réjouissances à l’image de la diva de la pop qui se sont achevées il y a juste quelques jours ! Nul ne peut donc ignorer que la star préférée des américains est entrée dans la quarantaine depuis le 28 mars. La liste des cadeaux reçus par Mariah ressemble à un inventaire à la Prévert qui se serait perdu dans une grande surface. Beaucoup de cadeaux, une montagne de cadeaux, un fleuve de cadeaux, un ouragan de cadeaux se sont déversés sur sa tête ! Des cadeaux de ses amis, de sa familles, de ses fans, de ses obligés, de ses sponsors, d’inconnus, de son concierge, de sa maison de disques, de son voiturier, de son secrétaire, de ses voisins… tant de présents que Mariah n’aura sans doute jamais assez d’une vie pour les regarder tous, ne serais-ce qu’une fois ! A noter tout de même un ensemble serti de diamants, boucles d’oreilles, broche et sautoir de la maison Chaumet, offert par son adorable mari : Nick Cannon, une bague Cartier en saphirs et diamants offert par son producteur, un petit chien sans poil cadeau d’une admiratrice, une dizaines d’oiseaux rares de Colombie offert par un admirateur du même pays… 

Mais le cadeau le plus significatif de la nature « d’être » de cette star est un autre de ceux fait par son mari. Il s’agit d’une porche de couleur rose ! En soit ce cadeau résume a lui seul ce qu’incarne cette reine du show business mondialisé et la série d’événements sirupeux et pourtant insipides de son anniversaire à répétition. Cette Porche, cerise massive sur un Everest de cadeaux est le signe d’une certaine tradition américaine dont la chanteuse est peut-être l’ultime avatar ! Mariah n’est pas la première star à recevoir une voiture rose pour son anniversaire. Avant elle il y eut le King, j’ai nommé Elvis Presley en personne ! Elvis chérissait plus que toutes autres de ses voitures de luxe, sa Cadillac rose. Il aimait sa voiture rose car lorsqu’il la conduisait dans les rues de Los Angeles, tous savaient qu’il était au volant ! Elvis Presley a plusieurs points communs avec la sexy Mariah. Tout deux ne sortent jamais sans quelques diamants. Elvis les portait serti dans des bijoux très cow-boy, en forme de fer a cheval, en boucle d’oreilles dont la découpe évoquait le trèfle à quatre feuilles, ou sur un gros ceinturon en forme de guitare… Mariah Carey porte des diamants sur des bijoux qui sont des créations des plus grands joailliers de la place Vendôme. Enfin, Mariah et Elvis ont aussi un même défaut qui les terrorise, ils ne cessent de prendre régulièrement du poids et se livre, en réaction, à de drastiques régimes particulièrement éprouvant sur le plan psychique et physiologique… Porche rose, diamant comme s’ils en pleuvaient, vie d’excès que le corps supporte mal et qu’il faut donc contraindre… 

Elvis hier, Mariah aujourd’hui, incarnent pour une grande partie du peuple américain quelque chose d’essentiel, une identité confuse, l’orgueil vacillant d’une nation en décadence. Elvis et Mariah sont l’émanation populaire d’un rêve américain qui a viré au cauchemar. Elvis incarna, des années 50 aux années 70, les ultimes lambeaux de la nature rebelle américaine qui perdait ses illusions dans la boue du Vietnam. Elvis, dont le déhanchement si sexuellement provocateur, s’enlisa dans la mièvrerie hollywoodienne, fut idolâtré jusqu'à la fin. Ce King du rock’n’roll, dont les habits inondés de crème pâtissières, finirent par étouffer l’âme, fut comme Mariah l’est aujourd’hui, une sorte de miroir ou le peuple américain aime se reconnaître. 

L’image médiatique et populaire de Mariah Carey, est un reflet des désirs paradoxaux qui bouillonnent outre atlantique. La philosophie dominante du profit et de la marchandisation qui règne en maître sur l’ensemble des rapports sociaux de la nation américaine à façonner l’âme de ce peuple pour qu’il n’enfante plus que des super consommateurs et réduise l’esprit citoyen au minimum. Une situation au combien mise en exergue par le peintre Andy Warhol et le philosophe Noam Chomsky. Soumis, jusqu’au fanatisme délirant, à l’idée qu’il n’y de bonheur que par la consommation, le peuple américain, souffrant d’une obésité quasi générale, prend petit à petit conscience du mensonge et de la manipulation qui le contraint depuis plusieurs générations. Le mode de vie américain en phase d’universalisation est aujourd’hui considéré par de plus en plus de personnes dans le monde comme un danger imminent pour la survie de la planète. Danger d’autant plus grand, que cet idéal de mode vie s’exporte partout et notamment en chine, la future première économie mondiale ! Pris entre le martellement publicitaire qui lui ordonne, encore et toujours, de consommer et les pulsions vitales de son corps et de son esprit en souffrance, l’américain moyen se reconnaît donc en Mariah Carrey soumise, elle aussi, a ses pulsions contradictoires. D’après les statistiques, elle est l’une des femmes les plus désirée des mâles américains… Pourtant la star apparaît régulièrement ivre et titubante, boudinée dans des robes fourreaux de grands couturiers. Elle s’expose aux photographes parée de bijoux des plus grands joailliers et dévoile avec une vulgarité offensive sa poitrine opulente, elle stigmatise la plus part de ses ITW d’une fange verbale, tout en exprimant les meilleurs sentiments d’amour et de paix… Maria Carey est le reflet narcissique du peuple américain en crise d’adolescence qui dans la poursuite de son rêve de puissance rencontre de plus en plus de souffrance et se refuse encore à constater l’immoralité de son attitude, c’est à dire l’échec de la société de consommation sans limite dont il a voulu universaliser le mode de vie.

Bruno PointFou
bruno.fou@free.fr

2010-04-12 00:32:37


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