Le Président de la « Japan Pearl Exporter Association » (l’un des grands acteurs de ce marché), Mr. Yoshihiro SHIMIZU, lequel dirige la société basée à Kobe, HOSEI Co Ltd., a affirmé : « La demande surpasse l’offre, les capacités d’achat de l’Asie et en particulier celles de la Chine, de l’Inde, de la Thaïlande et de Taïwan seront plus que stables mais il faut compter sur un marché américain en hausse pour le second semestre 2011. Néanmoins, les fluctuations en volume des Perles de Tahiti ne sont pas très claires et nous ne savons déterminer précisément quelle est la quantité de perles bas de gamme mises sur le marché et directement acheminées à Hong Kong ».
De son côté, Mr. SHIMIZU a déclaré: « Les prix vont enregistrer une légère hausse en 2011, qu’il s’agisse de perles de qualité commerciale ou de celles plus hautes en gamme. Il faudra compter entre 10 et 15% de hausse »
Dans le contexte économique actuel, il reste ardu de faire des prévisions avec justesse surtout que bon nombre de paramètre restent inconnues.
Des interrogations subsistent concernant les économies européennes et américaines» affirme Mr. Jacques BRANELEC, fondateur de Jewelmer International, leader mondial de la Perle Dorée des Philippines. Depuis le siège social ancré à Manille, il voit les choses avec optimisme et estime que les perspectives sont positives : "Aujourd’hui, nous faisons le gros de notre chiffre d’affaire avec l’Asie, mais nous nous tournons vers les Etats-Unis et l’Europe qui sont des marchés matures et qui demeurent très importants. Notre travail sur le plan du marketing et des promotions devrait nous apporter un taux de croissance de 15%, ce qui nous ramène au stade d’avant la crise de 2008. Pareil résultat ne pourra être atteint sans nos soutiens marketing et la collaboration active d’autres producteurs."
L’un des résultats directs de la crise économique fut la baisse de confiance des ménages. Par ricochet, les grossistes ne peuvent plus faire du stock comme c’était auparavant le cas.
Mr. Jacques BRANELLEC déclare encore : « La bonne nouvelle est que les stocks sont bas et que l’on prévoit un regain important de la demande ainsi qu’une hausse des prix. Nous avons prévenu nos principaux clients de la réduction de la production et donc de la montée des prix ». Il affirme encore : « le climat instable et les turbulences économiques ont obligé nos clients grossistes à renouveler leur ligne de conduite et à consolider leurs relations avec leurs fournisseurs privilégiés. En nous basant sur tous ces facteurs et mesures, nous pouvons envisager une baisse de 15 à 20% de la production en Australie et aux Philippines. Il s’agit de mon estimation actuelle. »
francis.delabarclux@guide-bijoux.com
2011-05-25 20:25:12





