Les objets présentés sont fort divers. Des bracelets, bronze, nacre, cristal, en forme de reptile. Bagues en forme de crocs ou de squelettes. Ceintures, poudrier rébus, collier plastron. Chevalière pour lycanthrope, croix de fer forgé, médailles. Et même un corbeau empaillé qui laisse planer l’ombre d’Edgar Poe. « Devil Lodge », c’est une esthétique qui convoque les bestiaires imaginaires. Les signes ambigus y oscillent entre grâce et malédiction. Les influx lunaires s’y concrétisent sous les formes les plus variées. Du malicieux hibou printé sur un tee-shirt à l’anneau d’argent, métal consacré du satellite blanchâtre.
Leur collaborateur Melchior Tersen est l’auteur du tableau intitulé « L’anguille ». Cette œuvre met en scène certains des objets de la « Devil Lodge », en leur conférant une mystérieuse aura ésotérique. Melchior, qui est également photographe, est le tout premier collaborateur des deux diablesses. Il s’ingénie à shooter les jeunes, les gothiques, et les cadavres d’animaux. Paparazzi à ses heures, il a parfois collaboré à « Vice ». Il ambitionne d’œuvrer au sein de l’industrie pornographique, autre lieu maléfique où point ne manquent les filles du Grand Cornu. Certains de ses tirages sont mis en vente sur la page web de la « Devil Lodge ».
D’une originalité certaine, il s’en dégage une poésie pleine de brume et de sourde inquiétude.
francis.delabarclux@guide-bijoux.com
2011-05-25 19:13:49







