Au fil des tiares serties de diamants, des bagues ciselées de pierres précieuses et des colliers aux couleurs flamboyantes, se décrypte une histoire incisive de la vie et des m½urs de la haute société américaine. La grande bourgeoisie US et son aristocratie financière, adulèrent les créations de la maison Cartier dès le début du vingtième siècle. Les riches familles américaines se rendaient régulièrement en France pour commander des pièces au maître joaillier. Le succès était tel qu’en 1909, Alfred Cartier ouvrait sa première bijouterie aux États-Unis, sur la cinquième avenue de Manhattan.
Dés lors Cartier est une maison américaine et le joaillier officiel de la famille Vanderbilt et de bien d’autres. Années après années l’histoire d’amour entre Cartier et les américains les plus riches, ne fit que croitre. L’actrice Elizabeth Taylor confiât un jour à un journaliste de vogue, ne vouloir porter rien d’autre que des bijoux Cartier ! N’est-ce pas là une consécration typiquement hollywoodienne ?
Certaines pièces du joaillier témoignent des élans patriotiques des grandes familles américaines qui se sentaient particulièrement concernées par la deuxième guerre mondiale. D’autres pièces, objectivement excentriques, créées pour n’être portées qu’une fois, notamment pour des bals costumés, reflètent les goûts de ces grandes dames, d’outre atlantique, gâtées par leurs époux.
Cette exposition témoigne aussi d’une partie de l’histoire de l’art. Les bijoux exposés révèlent l’évolution des m½urs de la société américaine, qui s’est opérée entre le 20e et le 21e siècle. « Cartier and America » c’est beaucoup plus qu’une exposition, c’est un livre d’histoire du vingtième siècle vu de très haut, à travers le prisme des diamants du « roi des joailliers et du joaillier des rois », selon les mots du Prince de Galles Edouard VII.
Exposition : « Cartier and America », au musée de la Légion d’Honneur de San Francisco. Jusqu’au 9 mai 2010.
2010-03-23 16:27:46





