Les perles qui sont classifiées comme « rebut » par le ministère sont celles qui présentent soit des dépôts de calcite, soit des dépôts organiques, ou les deux à la fois, sur plus de 20 % de leur surface. De même les perles de culture présentant des zones dévitalisées visibles sur plus de 20 % de leur surface. Enfin les perles n’ayant pas l’épaisseur réglementaire et plus généralement, les perles insusceptibles d’être classées dans l’une des catégories reconnues par les professionnels.
Les rebuts sont dorénavant détectés et prélevés lors de leur présentation au service de la perliculture en charge de leur enregistrement pour leur exportation. Les perles, classifiées comme « rebut », font l’objet d’une indemnisation des perliculteurs. Cette année 155 perliculteurs en ont bénéficiés pour 233 118 perles détruites.
L’image de la perle polynésienne a malheureusement été endommagée ces dernières années. Trop de perles, de trop faibles mises sur le marché ont conduit à un effondrement des cours en 2009. Cette opération a pour but d’inverser la tendance. Les grandes ventes aux enchères réalisées cet hiver avaient le même but.
Dans l’idée de poursuivre cette politique de promotion, la Maison de la perle travaille sur un label de perles de Polynésie Française, répondant à une charte de qualités spécifiques.
Bruno PointFou
bruno@guide-bijoux.com
2011-02-15 14:48:16






